Articolul Le Monde, publicat inainte de decizia din aceasta seara a Presedintelui Basescu de a nu demisiona: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-899047@51-750377,0.htm...
LE MONDE | 20.04.07 | 14h27 • Mis à jour le 20.04.07 | 14h27 BUCAREST CORRESPONDANT
Le président roumain Traian Basescu a été suspendu de ses fonctions par le Parlement réuni en séance plénière, jeudi 19 avril. Les trois quarts des parlementaires ont voté en faveur de ce projet mené par l’opposition sociale-démocrate et soutenu par le parti extrémiste de la Grande Roumanie ainsi que par le Parti libéral, qui dirige le gouvernement.
Cette suspension achève une première étape du conflit qui oppose le président centriste au premier ministre libéral Calin Tariceanu. Leurs relations se sont envenimées après la victoire de leur alliance aux élections législatives et présidentielle, fin 2004. Ils s’accusent réciproquement de soutenir des groupes d’intérêts qui gangrènent l’économie depuis la chute du régime communiste en 1989.
Devenue membre à part entière de l’Union européenne au 1er janvier, la Roumanie peine toujours à s’accommoder de sa nouvelle identité européenne. Le pays s’était engagé auprès de Bruxelles à réformer son système judiciaire pour combattre la corruption endémique du personnel politique.
Bucarest devait mettre en place une Agence nationale pour l’intégrité (ANI) pour laquelle l’ancienne ministre de la justice, Monica Macovei, très appréciée à Bruxelles, avait déployé tout l’arsenal de son ministère. Cette agence, censée contrôler l’origine des avoirs des hommes politiques, a troublé l’échiquier politique roumain. Le 2 avril, Mme Macovei a été rejetée de l’exécutif lorsque le premier ministre libéral a remanié son gouvernement en se débarrassant des ministres issus du Parti démocrate du président Traian Basescu.
L’alliance informelle entre le Parti libéral et l’opposition sociale-démocrate soutenue par les extrémistes a obtenu une victoire en suspendant le président mais la guerre est loin d’être gagnée.
Après avoir annoncé qu’il démissionnerait “cinq minutes après le vote du Parlement”, le président Basescu a changé d’avis et s’est rendu place de l’Université, à Bucarest, lieu mythique des manifestations anticommunistes, pour un bain de foule.
Brandissant un drapeau roumain, il a électrisé les milliers de Bucarestois venus le soutenir. “Rentrez chez vous dans le calme car je vous assure que je continuerai à être votre président, a-t-il lancé. Nous aurons assurément l’opportunité de nous rencontrer à nouveau lors d’un vote. Je vous assure qu’après mon retour aux commandes je continuerai à parler ouvertement et à dire la vérité sur le gouvernement.”
Avant une éventuelle démission, Traian Basescu a l’intention d’attendre la décision de la Cour constitutionnelle qui doit valider, lundi 23 avril, le vote du Parlement. Dans ce cas, les nouvelles autorités seront obligées d’organiser des élections anticipées avant trois mois. Si le président refuse de démissionner, ses adversaires doivent organiser un référendum.
Une opération très risquée, selon les analystes, car le président continue d’avoir la faveur des Roumains. D’après les sondages, M. Basescu reste l’homme politique le plus populaire et la procédure de destitution lancée contre lui pourrait renforcer son capital politique.
Cependant, trois mois et demi après son adhésion à l’UE, la Roumanie risque de se décrédibiliser auprès de ses partenaires européens. Les querelles politiques l’ont empêchée de mettre en place une stratégie de développement à long terme pour absorber les 32 milliards d’euros de fonds structurels que la Commission européenne lui a octroyés jusqu’en 2013. En même temps, cette crise risque de mettre un frein non seulement aux réformes demandées par la Commission mais aussi aux investissements dans un pays en mal de capitaux.
La perspective européenne avait créé une dynamique économique dans ce pays qui a eu en 2006 le plus gros taux de croissance en Europe : 8 % du PIB.
Ces deux dernières années, la Roumanie a attiré 15 milliards d’euros d’investissement, plus que les 14 milliards d’euros que le pays avait attirés de 1990 à 2004. Mirel Bran Article paru dans l’édition du 21.04.07.




Comentarii
ne vedem la referendum
Ultima ora Traian Basescu: Nu demisionez, ne vedem la referendum http://www.hotnews.ro/articol_70409-Traian-Basescu-Nu-demisionez-ne-vede...
Documente: Declaratie Traian Basescu (20 apr 2007) MP3, 98K Presedintele suspendat al Romaniei, Traian Basescu, a declarat vineri, la ora 19.00, ca a renuntat sa demisioneze. Declaratia vine la doua ore dupa ce Curtea Constitutionala a constatat interimatul functiei de presedinte.
“O demisie ar fi accentuat criza politica pana in iulie -august. Consider ca un gest de fair-play din partea mea nu ar fi primit un raspuns similar. Am luat decizia ca cea mai buna solutie in momentul de fata este participarea mea la referendum”, a anuntat Traian Basescu in discursul sau de la Cotroceni.
Presedintele suspendat si-a justificat decizia pe seama interesului national, care trebuie pus mai presus pe interesele politice.
” Atunci cand trebuie sa optez pentru o solutie sigura pentru tara trebuie sa pun inaintea intereselor politice interesul national. “
“Ne vedem la peste 30 de zile la Cotroceni!” si-a incheiat discursul Traian Basescu.
Cred ca jurnalistii de la
Cred ca jurnalistii de la Lemonde au preluat pe nemestecate o declaratie de presa oficial guvernamentala. Sau poate jurnalistul care la scris a fost chiar platit sa-i dea aceasta forma ? Nu-i exclus! E bine totusi ca la aceasta ora pe francezi nu-i intereseaza acest subiect deci nu-l vor citi. Poate se vor osteni sa-l citeasca uni romani….
de ce
de ce basescu a zis ca va demisiona si de ce nu a respectat ceea ce a zis?
cred ca e destul de clar...
“In ceea ce ma priveste am anuntat, la un moment dat ca voi demisiona. Speram ca acest lucru va antrena o competitie electorala cinstita intre liderii partidelor si speram ca un asemenea gest sa antreneze alegeri anticipate pentru Parlament.
Ceea ce am vazut ieri in Parlament, m-a convins ca larga majoritate parlamentara nu ar fi acceptat alegerile anticipate. Poate ca si dintr-o scapare emotionala Tariceanu ar fi afirmat ca prin demisia presedintelui acesta si-ar pierde dreptul moral de a candida, iar Bogdan Olteanu a anuntat ca se prefigureaza schimbarea legii electorale. Acestea ma fac sa cred ca suspendarea era doar un punct din eliminarea politicianului Traian Basescu. Am primit multe semnale de instabilitate.”
uite ca asa vor muschii
uite ca asa vor muschii lui..cred ca a luat decizia cea mai buna…pe care o putea lua in aceasta situatie…
?
langue de bois
A inceput campania! Eu
A inceput campania!
Eu votez Basescu!!!
sistemul
inca suntem la inceput din punct de vedere politic si pana invatam sa vorbim si sa facem lucrurile cum trebuie mai avem. dovada sunt cei 322 care s-au “exprimat” in parlament :))