L'Italie Renoue Avec Ses Vieux Démons : La Droite Populiste Néo Fasciste Au Pouvoir

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" L'utilisation de symboles fascistes, la menace d'utiliser la violence,
la diabolisation des minorités… N'a-t-on pas déjà vu cela en Italie par le passé ?

[...]

Les racines de cette renaissance de ce populisme d'extrême droite
sont de 5 natures.

Premièrement, il y a eu la désillusion dans la classe politique suite à
l'effondrement du système de la Guerre Froide, à laquelle s'est ajouté le
scandale de corruption de tangentopoli, qui a préparé les conditions pour
l'émergence d'une nouvelle vague d'anti-politiciens qui n'étaient pas liés
à l'ancien système, comme Berlusconi et Bossi.

Deuxièmement, il y a eu la corrosion rampante du système démocratique qu'on
voit avec Berlusconi, qui s'est progressivement ajusté et a habitué les italiens
à un système politique qui désormais n'est plus basé sur des valeurs d'ouverture
et de compétition politique juste, mais sur un autoritarisme populiste.

Troisièmement, il y a eu la stagnation chronique de l'économie italienne,
qui, ces dernières années, s'est peu développée, alors que l'économie
mondiale était en effervescence et qu'elle a été, par exemple, dépassée
par une économie espagnole presque comparable. Cela a contribué à créer un
sentiment de malaise et d'insécurité, soulevant des peurs sur les conséquences
de la mondialisation, un rejet de ce qui vient de l'extérieur (bien illustré
par le refus de Berlusconi d'autoriser le rachat d'Alitalia par une autre
compagnie aérienne), et une hostilité grandissante à l'égard de ce qui constitue
l'un des signes les plus visibles de la mondialisation, c'est-à-dire
l'immigration. Politiquement, cela c'est clairement reflété dans le
soutien qui a doublé pour la Ligue du Nord, anti-mondialisation et
anti-immigrant, dans des villes comme Milan et Turin.

Quatrièmement, comme l'ordre politique post guerre s'est défait,
les lignes historiques séparatrices ont ré émergé plus clairement et de
façon plus questionnable, en particulier la division entre le Nord et le Sud,
dont on trouve un exemple flagrant avec la Ligue du Nord cessessionniste, et
l'échec persistant à construire un état représentatif légitime qui ne soit
pas sujet à l'emprise privée de l'un ou de l'autre.

Finalement, le seul fait que la tradition fasciste soit un trait
particulier enraciné de l'histoire moderne italienne, ayant gouverné de
1922 jusqu'à sa défaite finale de 1945, cela veut dire que les valeurs,
les symboles, les philosophies, les présupposés, les préjugés et les
émotions restent ancrés dans le psyché italien, seulement un peu en
dessous de la surface, prêts à être réveillés et remobilisés par
une nouvelle génération de fascistes, si les circonstances le permettent.
C'est, hélas, ce dont nous sommes actuellement témoins.

[...] "

-- n/a

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Una mattina mi son

Una mattina mi son svegliato,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
Una mattina mi son svegliato,
e ho trovato l'invasor.

O partigiano, portami via,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
O partigiano, portami via,
ché mi sento di morir.

E se io muoio da partigiano,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
E se io muoio da partigiano,
tu mi devi seppellir.

E seppellire lassù in montagna,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
E seppellire lassù in montagna,
sotto l'ombra di un bel fior.

Tutte le genti che passeranno,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
Tutte le genti che passeranno,
Mi diranno «Che bel fior!»

«È questo il fiore del partigiano»,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
«È questo il fiore del partigiano,
morto per la libertà!»

-- n/a

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